Quasiment un an que l’on ne vous avons pas proposé une review. Nous revenons donc avec Rick Ross et son cinquième album studio. On va passer outre le descriptif de la carrière artistique du Mc que vous connaissez tous, pour se concentrer sur l’après Teflon Don. Après cet album paru en 2011, Rick Ross est arrivé au « sommet » sur le plan artistique mais aussi sur le plan exposition. C’est à dire que Ricky était la personne la plus demandée et que l’on entendait et voyais quasiment partout! En plus de ça, le boss de Miami possède son label avec surement les rappeurs les plus talentueux de leur génération! Comment résumer l’année 2011/2012 de Ross : 2 albums avec les membres de son label, 1 mixtape (Rich Forever) qui a fermé le clapet à pas mal de monde.

Mais comment enchaîner cette surdose auditive et visuelle par un album qui s’annonce prometteur? Voila le vrai défi de Rick Ross…

God Forgives, I Don’t, personnellement c’est l’un des meilleurs titres d’album que j’ai entendu depuis un bon bout de temps, hélas cet enthousiasme est venu se dissiper avec les singles de l’album que Ross nous à proposés pour promouvoir l’opus. Touch’n You qui se résume à du déjà vu, So Sophisticated (avec Meek Mill) qui fera criser tous ceux ayant subi la surdose MMG et pour finir Hold Me Back…Que dire de ce titre qui s’annonçait comme un street anthem et qui finalement n’en est pas du tout un. Eh oui, on ne fait pas du BMF deux fois de suite! Un titre qui aurait pu se caser paisiblement dans une mixtape.

Attaquons le fond de l’album, une intro qui annonce la couleur de l’opus suivi du très bon « Pirates« , sa fait du bien d’entendre Ross dans cette forme là! S’ensuit le camouflet 3 Kings. Malgré le casting alléchant, le son ne décolle pas et pour couronner le tout Ricky se fait « bouffer » par les deux MC’s qui l’accompagne. Malgré ce faux pas, on est tout de suite pris sous le charme du caractère soulfoul avec des tracks comme Ashamed, MM IV, Sixteen ( a quand un retour solo de Adre 3000!!!???) et Amsterdam. Rick Ross ne fait quasiment aucun sans faute et prouve que la touche soul lui va à merveille et il l’a maîtrise à la quasi perfection.

Le milieu de l’album se résume à la partie street de l’opus avec Hold Me Back, 911 qui est très pauvre et So Sophisticated avec Meek Mill.

La fin d’album approche, et sur une excellente prod de Pharell Williams, Rick Ross nous ponds « the best track » : Presidential. La prod est excellemment exploité par le flow de Ross et par la voix envoûtante de Elijah Blake.

L’album prend une tournure r’n’b avec Ice Cold (Omarion…LOL), Touch’n You, et Diced Pineapples

L’album se clôture sur Ten Jesus Pieces en compagnie de Stalley qui prouve que tous les espoirs placés en lui ne sont pas anodins, une piste parfaite pour clôturer cet opus.

Les producteurs, que ce soit Justice League, Pharrel ou Cool & Dre ont délivrés un excellent travail. Rick Ross niveau lyrics reste fidèle à lui même, incarnation de certains personnages mafieux, drogue, femmes…bref rien de neuf. 

Au final cet album m’a laissé sur ma faim, et manque terriblement de sons percutant! Certes le coté soulfoul est maîtrisé, mais cela était le cas sur Deeper Than Rap et aussi sur Teflon Don! Rick Ross nous sert en gros ce qu’il sait faire de mieux et God Forgives I Don’t manque d’une certaine originalité de la part du Mc. L’album est bon mais on s’attendait à un surpassement de l’artiste et une ambiance qui colle d’avantage avec le titre de l’opus.  Malgré tout Ross à réussi à taper les 215 000 ventes first week…et sa pour la première fois de sa carrière

14/20.

Mr.G